... même ne pas savoir compter jusqu'à 5 (le nombre d'années d'études utiles pour faire sage-femme, reconnaissance actuelle BAC+3), même refuser de donner à la profession les moyens d'évoluer (pas d'intégration à l'université, recherche quasi-impossible). Ci-dessous un copié/collé du communiqué de presse du Conseil de l'Ordre des sf datant du 26 juillet:Lors de la discussion à l’Assemblée Nationale du projet de loi portant réforme des universités, les députés ont débattu longuement sur deux amendements, dont l’un avait été initialement adopté en commission, qui reconnaissaient et intégraient les diplômes paramédicaux et de sage-femme dans le cursus universitaire Licence-Master-Doctorat (LMD).
Ces amendements ont finalement été retirés.
Le Conseil national regrette le fait que ces amendements n’aient pas été retenus.
Il tient à rappeler également qu’il existe en France trois professions médicales : les médecins, les chirurgiens-dentistes et les sages-femmes, lesquelles sont classées ainsi dans le code de la santé publique. Les sages-femmes n’entendent pas être dissociées de leur famille médicale d’origine.
Reçu le 16 juillet par un conseiller de la ministre de l’enseignement supérieur, puis le 23 juillet par Madame Roselyne BACHELOT-NARQUIN, ministre de la santé, le Conseil national a plaidé pour une reconnaissance de la profession adaptée au niveau de responsabilité qui est le nôtre.
Rappelant que les études de sage-femme duraient cinq ans, le Conseil a ainsi relayé auprès de la ministre de la santé la très forte demande d’universitarisation des sages-femmes et a plaidé le fait que notre formation devait impérativement relever de l'université et être reconnue au niveau "bac+5".
Notre position reste inchangée depuis 2001.
Il est clair, en effet, qu’une intégration de notre formation initiale au sein des universités conforterait notre statut médical. En outre, cela permettrait d’accéder à la recherche, sans quoi toute profession médicale est vouée à régresser.
Outre la question de l’intégration des études de sage-femme dans le cursus "LMD", ce qui nous préoccupe plus particulièrement, aujourd’hui, c’est le niveau de reconnaissance de notre formation initiale. Cette formation universitaire est déjà largement acquise pour les sages-femmes dans certains pays d’Europe du nord.
Le diplôme de sage-femme est universitaire depuis quatre décennies et il est hors de question qu’il n’en soit plus ainsi.
Seule la sortie au niveau master est acceptable pour la profession de sage-femme.




