Vala vala, ce stage en salle de naissance est maintenant terminé. Le dernier jour fut peut-être moins impressionant que mon dernier jour du stage précédant, en effet, je n'ai pas plongé de main dans un ventre cette fois. Je me suis contentée de foirer moult et moult pose de catheter mettant ainsi mon moral proche du zéro. En fait, je crois qu'on m'a jeté un mauvais sort ce jour là car voyez vous, tous se passait bien jusqu'au moment où je plaçais les tubes pour faire une prise de sang sur le catheter, là, rien ne coulait alors que pourtant, si j'enlevais le corps de pompe (truc pour adapter les tubes) j'avais un reflux sanguin (donc logiquement j'étais bien dans la veine). Ca m'est arrivé deux fois de suite et heureusement, alleluia, amen blablabla, ce qui m'a sauvé d'une lourde depression c'est que la trosième tentative (pas sur la même patiente que la première hein, je ne suis pas tortionnaire) fut la bonne. Autant vous dire que je n'avais vraiment vraiment pas envie de la rater celle là, tant pour la patiente (que j'avais déjà piqué une fois) que pour moi.Sinon dans l'ensemble, ce stage fut sympa mais pas forcément évident. Les premiers jours j'étais un peu perdue. En fait, je me suis aperçue que les gens étaient gentils, voir gentils du moment où tu pouvais faire leur boulot à leur place pendant qu'ils partaient fumer. Dès le premier jour je me suis donc faite enroler par les aides soignantes et auxillaires de puériculture, tout sourire, pour aller porter des cartons, laver des salles, porter des cartons, laver des... Les sages-femmes couraient partout puis disparaissaient de longs moments et moi je me sentais légèrement invisible. J'ai donc vite compris que si je ne voulais pas passer mon stage à Cendrionner les couloirs j'allais devoir dire aux sf que j'existais et que non, je n'étais pas forcément un gros boulet pour elles (enfin si un peu quand même vu que je ne connaissais rien au travail en salle de naissance). Assez vite je me suis donc rapprochée des sf car si je restais trop longtemps à ranger les cartons je loupais le coche et c'était difficile ensuite de prendre le suivi d'une femme en cours de route (c'est sans doute moins formateur et surtout pas très poli vis à vis de la madame).
Au final j'ai pu faire pas mal de trucs, bon, c'est sûr, le fait de n'avoir pas vu l'accouchement en cours (mes connaissances sur ça c'était en gros "ué ya des contractions pendant quelques heures puis ensuite ya un bébé qui sort") et d'y être confrontée "sur le terrain" c'est pas fastoche. Mais en fait, là où j'étais, tout le personnel au final, était gentil, il n'y avait pas vraiment de tension palpable, on était rarement submergé par le travail donc voilà, ça m'a aussi permis de survivre en ce lieu malgré mon manque cruel de savoir faire. J'ai pu enfiler les gants lors des accouchements, je suivais les directives de la sf, ça fait tout bizarre. J'ai pu participer à des délivrances (c'est glissant un placenta!). Puis petit à petit j'étais plus autonome dans la maternité. J'allais poser des monitoring (machine pour écouter le coeur du bébé dans le ventre de la môman et voir les contractions), les surveiller régulièrement, expliquer à la madame comment ça marchait et ce que ça signifiait, j'aimais bien. J'ai également fait des touchers vaginaux et même qu'une fois je ne me suis pas trompée sur l'état de dilatation du col de l'utérus (huhu bon j'exagère, je ne suis pas si nulle....je crois).
En ce qui concerne les nouveaux-nés, j'ai quand même réussi à m'occuper d'eux malgré ma réticence à m'approcher des auxi (enfin pas toutes) de peur de me voir dire "va ranger les cartons pendant que je mesure le bébé". Donc voilà, je suis assez contente. Cette maternité est très sympathique, et on y torture pas les mères et leurs bébés. Ceci dit, l'accouchement est assez opérateur-dépendant, j'attends de voir ce qu'on dira en cours paskeu tout le monde ne fait pô exactement pareil. J'ai apprécié que dès sa naissance on ne saute pas directement sur le bébé en bonne santé pour le peser/mesurer/aspirer/baigner/habiller mais qu'on le laisse sur la maman assez longtemps (là encore ça dépend de l'auxi mais si la mère sait ce qu'elle veut on la laissera s'imposer).
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