Vala, je rentre officiellement en 2ème année, hourra hourra. je n'ai pas pu experimenter les joies du bloc du CHU à la sulfureuse réputation mais ça viendra
prochainement. J'en tremble déjà. C'est drole, dans mes stages en salle de naissance finalement on me disait assez souvent "oui tu peux faire ça, dire ça, machin machin paskeu bon, on est entre
nous, mais tu fais ça au CHU, tu te fais *rajoute ton verbe indélicat ici/*. Heureusement que pour moi ce n'est que des rumeurs et que bon, je reste persuadée que le monde du CHU est plein de
fleurs, d'arc-en-ciel et de barbapapas.
Lors de mon dernier stage j'ai eu la joie de tourner quasiment qu'avec la même équipe ce qui facilite toujours les choses (sauf si les personnes sus-citées se révèlent être d'effroyables dragons, ce qui n'était heureusement pas le cas). J'ai pu m'aguérir sur plein de choses et eu l'impression de retomber en enfance à jouer à Où est Charlie? sauf que c'était avec le col de l'utérus des femmes... charmant... Et piiiiiooouuuuf, c'est pas toujours (jamais?) facile à trouver un col hein! Ouiiiiinn! Très sympa en tout cas les sages-femmes qui me disaient "ouai aujourd'hui faut que tu t'entraines à trouver des cols hein?" Mention spéciale aux patientes qui étaient souvent gentilles et compréhensives.
Beaucoup de moments d'émotion pendant ce stage:
- un bébé qui a voulu me sauter au visage sa tête sortant d'un coup super rapidement (ce qu'il faut limiter pour éviter au maximum les déchirures importantes) et moi qui retient sa tête en me disant m**** m**** pourvu que le périnée tienne, maintenant je me méfierais toujours de ces gredins.
- un bébé encore dans le ventre de sa maman qui à peine ais-je mis les yeux près du monitoring voit son coeur ralentir: 150, 100, 80, 50.... aaaaah bradycardie...aaaaah ça serait bien qu'il sorte maintenant et que ce p**** de coeur n'arrive pas à zéro, aaaaah sage-femme, viiiieeeens!
Heureusement, comme je vis dans le monde des Bisounours tout s'est bien terminé et il y a même eu des moments d'émotion joyeux:
- ouaaaai j'ai réussi à poser ce p**** de catheter
- ouaaaai je me lève pour aller en stage et j'en serais presque pas chagrinée de devoir quitter mon lit.
- ooooooh c'est sympa, Madame Cornichon, celle qui me tutoie et m'appelle par mon prénom revient nous voir avant son retour à la maison (et en rime svouplé).
Bref, je finis sur une bonne impression mais mesure encore ce qu'il me reste à apprendre, moments choisis:
- waaaah rien qu'avec un toucher vaginal la sage-femme arrive à deviner les sutures du crâne du petit et en déterminant leur position peut savoir la direction de sa tête (et moi qui en suit toujours à chercher "mon" col)!
- waaaah la sage-femme arrive à poser une perfusion du premier coup sur un bras où l'on ne voit ni sent aucune veine rien qu'avec l'instinct!
Heureusement, il me reste encore de looooooooongues années pour me perfectionner....
Lors de mon dernier stage j'ai eu la joie de tourner quasiment qu'avec la même équipe ce qui facilite toujours les choses (sauf si les personnes sus-citées se révèlent être d'effroyables dragons, ce qui n'était heureusement pas le cas). J'ai pu m'aguérir sur plein de choses et eu l'impression de retomber en enfance à jouer à Où est Charlie? sauf que c'était avec le col de l'utérus des femmes... charmant... Et piiiiiooouuuuf, c'est pas toujours (jamais?) facile à trouver un col hein! Ouiiiiinn! Très sympa en tout cas les sages-femmes qui me disaient "ouai aujourd'hui faut que tu t'entraines à trouver des cols hein?" Mention spéciale aux patientes qui étaient souvent gentilles et compréhensives.
Beaucoup de moments d'émotion pendant ce stage:
- un bébé qui a voulu me sauter au visage sa tête sortant d'un coup super rapidement (ce qu'il faut limiter pour éviter au maximum les déchirures importantes) et moi qui retient sa tête en me disant m**** m**** pourvu que le périnée tienne, maintenant je me méfierais toujours de ces gredins.
- un bébé encore dans le ventre de sa maman qui à peine ais-je mis les yeux près du monitoring voit son coeur ralentir: 150, 100, 80, 50.... aaaaah bradycardie...aaaaah ça serait bien qu'il sorte maintenant et que ce p**** de coeur n'arrive pas à zéro, aaaaah sage-femme, viiiieeeens!
Heureusement, comme je vis dans le monde des Bisounours tout s'est bien terminé et il y a même eu des moments d'émotion joyeux:
- ouaaaai j'ai réussi à poser ce p**** de catheter
- ouaaaai je me lève pour aller en stage et j'en serais presque pas chagrinée de devoir quitter mon lit.
- ooooooh c'est sympa, Madame Cornichon, celle qui me tutoie et m'appelle par mon prénom revient nous voir avant son retour à la maison (et en rime svouplé).
Bref, je finis sur une bonne impression mais mesure encore ce qu'il me reste à apprendre, moments choisis:
- waaaah rien qu'avec un toucher vaginal la sage-femme arrive à deviner les sutures du crâne du petit et en déterminant leur position peut savoir la direction de sa tête (et moi qui en suit toujours à chercher "mon" col)!
- waaaah la sage-femme arrive à poser une perfusion du premier coup sur un bras où l'on ne voit ni sent aucune veine rien qu'avec l'instinct!
Heureusement, il me reste encore de looooooooongues années pour me perfectionner....
par schiz
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Bon ben je ne suis toujours pas décédée. Mon dernier stage se passe bien, je ne suis toujours pas au CHU (les voies de l'administration sont impénétrables). Les journées longues et l'assurance venant petit à petit je me retrouve à faire aux patientes des blagounettes débiles. Oui oui...vous me voyez parfaite je le sais, mais en vrai je suis du genre à expliquer sérieusement à une patiente comment et pourquoi je palpe son ventre, la position dans laquelle -je crois que- son bébé se trouve, les tracés du monitoring puis continuant sur ma lancée ma mise en garde sur le brassard à tension qui risque de lui faire tomber le bras si elle ne prend pas garde à le tendre lorsqu'il se gonfle. Je n'ose imaginer mes discours lorsque je serais diplômée et que j'aurais confiance en moi, les deux n'allant sans doute pas de paires ^_^.
A part ça ce soir ne ratez la série totalement française, totalement originale de TF1: l'Hôpital. Une interne dans un service de neurochir se rend compte qu'elle a couché avec son nouveau patron, une interne dans un service de neurochir est en fait la fille d'un célèbre chirurgien et tout le monde, jaloux, la déteste. On sent toute l'imagination créative des scénaristes français. Ca va être du lourd :o)
A part ça ce soir ne ratez la série totalement française, totalement originale de TF1: l'Hôpital. Une interne dans un service de neurochir se rend compte qu'elle a couché avec son nouveau patron, une interne dans un service de neurochir est en fait la fille d'un célèbre chirurgien et tout le monde, jaloux, la déteste. On sent toute l'imagination créative des scénaristes français. Ca va être du lourd :o)
par schiz
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Réflexion murissant depuis quelques temps
Suivre le travail d'une femme puis courir chercher un gynéco quand on voit la tête pour qu'il puisse toucher ses honoraires c'est bizarre.
A la place d'une femme enceinte, qu'est-ce qui le plus angoissant, que la sage-femme se barre sans rien dire ou en échappant un "c'est super on voit la tête il a des cheveux je me casse chercher le gynéco?".
J'apprends que le timing est important dans le privé, nan madame, ne poussez pas maintenant, le docteur fini de déjeuner (rooh je suis méchante). Je ne critique pas ou siiiii peu, je m'interroge seulement sur l'utilité de s'imposer soi même la contrainte de temps, sur le biienfait de voir un ou son gynéco arriver tout à la fin tel Zorro sur Tornado. Moi qui me dit -à moi-même- à quoi bon aller voir l'accouchement d'une dame si je ne la connais pas/si je n'ai pas suivi le travail (l'accouchement n'étant pas qu'une expulsion)? Je me rend compte qu'il y a des gens qui ne pensent pas comme moi, rooooh c'est dingue. Mais bon, s'il y a des patientes qui décident de payer pour ça, c'est que c'est bien hein :o)
Suivre le travail d'une femme puis courir chercher un gynéco quand on voit la tête pour qu'il puisse toucher ses honoraires c'est bizarre.
A la place d'une femme enceinte, qu'est-ce qui le plus angoissant, que la sage-femme se barre sans rien dire ou en échappant un "c'est super on voit la tête il a des cheveux je me casse chercher le gynéco?".
J'apprends que le timing est important dans le privé, nan madame, ne poussez pas maintenant, le docteur fini de déjeuner (rooh je suis méchante). Je ne critique pas ou siiiii peu, je m'interroge seulement sur l'utilité de s'imposer soi même la contrainte de temps, sur le biienfait de voir un ou son gynéco arriver tout à la fin tel Zorro sur Tornado. Moi qui me dit -à moi-même- à quoi bon aller voir l'accouchement d'une dame si je ne la connais pas/si je n'ai pas suivi le travail (l'accouchement n'étant pas qu'une expulsion)? Je me rend compte qu'il y a des gens qui ne pensent pas comme moi, rooooh c'est dingue. Mais bon, s'il y a des patientes qui décident de payer pour ça, c'est que c'est bien hein :o)
par schiz
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