Salut c'est moi, bon ben toujours pas vraiment grand chose à dire (et surtout pas envie de chauffer ma chambre en allumant l'ordinateur hehe). Donc on va continuer à vider les fonds de tiroirs!! Allons-y gaiement!
Le petit garçon qu'on soupire
Nous attendions tous le verdict au garde-à-vous, chaque semaine le même rituel, la même angoisse. Les noms s’égrenaient et je priais pour ne pas être le dernier celui qu’on ne prononce pas, mais qu’on soupire.
"Yoann…" je fais mes pronostics, "Bertrand…" aujourd’hui le gros Pascal est absent, "Julien…" il joue encore plus mal que moi, "Antoine…" la poisse !
Je me ronge nerveusement les ongles, j’ai de grandes chances d'être le parasite du jour, celui qui flirte avec la touche et qui ne fait jamais mouche. Durant l'action j'essaie d’éviter le moindre regard compatissant, on ne sait jamais, on pourrait avoir l’idée saugrenue de m’accorder une once de confiance, je la bazarderai en quelques secondes dans le camp adverse. Mieux vaut éviter toute attitude capable de m’humilier encore plus, avec le temps, je suis passé champion dans l’art de n’être jamais démarqué.
"Béatrice…" je passe après les filles, "Audrey…" nous ne sommes plus que deux, "Vanessa…" voilà, il ne reste plus que moi, "Pfff…" ce sera mon nom durant ces deux heures de handball. Le dos rond, les yeux débordant d’excuses, je m’avance vers le capitaine de mon équipe malchanceuse. Aujourd’hui elle grogne, mais peut-être que demain c'est l'autre qui m’accueillera. Dans tous les cas moi, Pfff, serai toujours dans celle victime de l’infortune. Mais bon, on s’arrange, on trouve des parades, on me mettra sûrement goal et au premier ballon s’écrasant sur mon crâne je simulerai un malaise. Les coups m’ont forgé une tête dure, mais il ne faut pas que le prof de sport l’apprenne, il serait capable de me faire sortir de ma cage, le con.
par schizogirl
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Culture