En général et d'un premier abord, je ne regarde pas la profession des patientes, je m'en fiche et ça ne changera pas ma prise en
charge. A un moment donné forcément je me renseignerai sur la pénibilité de la tâche et zieuterai donc le métier.
Mais parfois certains signes nous font vite aller vers la case profession, notamment ceux qui trahissent une certaine connaissance du médical et là, l'enjeu de l'esf terrorisé: ne pas dire de bétises et avoir un peu d'aplomb. J'ai ainsi fait il y a longtemps la consultation prénatale d'une sf (gloup's), le classique prise de sang à une infirmière (je l'ai su après hehe). Et puis il y a la madame guillerette, je me dis "ouh cette jeune femme à l'air sympa ça va etre cool". La future maman super contente d'aller à sa consultation puis elle commence à me parler de son bilan d'hémostase et que son TCA est augmenté toussa...je me dis uuuuuuuuuuuuh je regarde la profession: ben oui médecin. Heureusement je me rapelais en gros des normes et que pendant la grossesse ça se modifie un poil, dans la foulée je lance aussi que le bilan machin se modifie, elle est toute étonnée mais contente d'apprendre un truc, je commence à douter mais nian nian, j'avais bien raison hein.
Dans le même genre, il y a la madame inquiète qui me parle des lactobacilles très abondants dans son prélèvement vaginal et que c'est pas normal tout ça, je zieute: elle travaille dans un labo de bactériologie. Je comprends mieux la fixation sur les lactobacilles. Leur présence en grande quantité durant la grossesse est normale et si ce n'est pas associé à des signes cliniques, on laisse "couler".
Sinon le classique cauchemard de tout esf: l'accouchement d'une sf (en même temps ça me stresserais presque moins que de lui poser une perfusion).
Et puis tout diplômé qu'on soit, lorsqu'on est dans le rôle du patient ben c'est différent.
Mais parfois certains signes nous font vite aller vers la case profession, notamment ceux qui trahissent une certaine connaissance du médical et là, l'enjeu de l'esf terrorisé: ne pas dire de bétises et avoir un peu d'aplomb. J'ai ainsi fait il y a longtemps la consultation prénatale d'une sf (gloup's), le classique prise de sang à une infirmière (je l'ai su après hehe). Et puis il y a la madame guillerette, je me dis "ouh cette jeune femme à l'air sympa ça va etre cool". La future maman super contente d'aller à sa consultation puis elle commence à me parler de son bilan d'hémostase et que son TCA est augmenté toussa...je me dis uuuuuuuuuuuuh je regarde la profession: ben oui médecin. Heureusement je me rapelais en gros des normes et que pendant la grossesse ça se modifie un poil, dans la foulée je lance aussi que le bilan machin se modifie, elle est toute étonnée mais contente d'apprendre un truc, je commence à douter mais nian nian, j'avais bien raison hein.
Dans le même genre, il y a la madame inquiète qui me parle des lactobacilles très abondants dans son prélèvement vaginal et que c'est pas normal tout ça, je zieute: elle travaille dans un labo de bactériologie. Je comprends mieux la fixation sur les lactobacilles. Leur présence en grande quantité durant la grossesse est normale et si ce n'est pas associé à des signes cliniques, on laisse "couler".
Sinon le classique cauchemard de tout esf: l'accouchement d'une sf (en même temps ça me stresserais presque moins que de lui poser une perfusion).
Et puis tout diplômé qu'on soit, lorsqu'on est dans le rôle du patient ben c'est différent.
par schiz
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Travail
warning ironie inside
Bien assis sur votre chaise à dossier ergonomique, je suis sure que vous rêvez de savoir comment se passe la pendaison publique l'évaluation clinique d'un esf.
En tant qu'étudiant nous sommes évalués 49646 fois dans l'année, nous avons des trucs notés et même des trucs pas noté pour nous apprendre à être notés. A la fin de chaque phase (entre la seconde et troisième année et à la fin de la quatrième année pour le DE) il y a la mega évaluation clinique où 949876 2 bourreaux évaluateurs nous jugent.
Mais, comment cela se passe-t-il?
Tout d'abord nous disposons d'une heure et d'un lieu de rendez-vous: en général les couloirs de la maternité que nous arppentons frénétiquement à la recherche de gens en blouse semblant chercher des étudiants. Ensuite nos maîtres partent trouver une patiente voulant bien de nous. C'est là qu'on sait où nous seront évalués: consulations, service (la salle de naissance on évite, les femmes y ont mieux à faire).
Une fois le cadre posé on donne donne le dossier médical de notre gentille patiente inconnue pendant 20 minutes. On devra y extraire la substantifique moelle pour pouvoir le présenter de manière très détaillée. C'est là qu'en suites de couches avec: le déroulement de la grossesse, de l'accouchement et du séjour à raconter, on est content. Ensuite on va voir la patiente et on effectue l'examen: une consulation prénatale, un examen clinique de suites de couches...
Puis, on nous offre gracieusement quelques minutes pour intégrer à notre présentation de dossier le résultat de notre examen.
Enfin, on présente le dossier en concluant sur un diagnostic puis un pronostic sans oublier les différentes choses à faire à plus ou moins long terme.
Après on rentre dans notre zouli vestiaire et on est content car c'est fini!
Bien assis sur votre chaise à dossier ergonomique, je suis sure que vous rêvez de savoir comment se passe la pendaison publique l'évaluation clinique d'un esf.
En tant qu'étudiant nous sommes évalués 49646 fois dans l'année, nous avons des trucs notés et même des trucs pas noté pour nous apprendre à être notés. A la fin de chaque phase (entre la seconde et troisième année et à la fin de la quatrième année pour le DE) il y a la mega évaluation clinique où 949876 2 bourreaux évaluateurs nous jugent.
Mais, comment cela se passe-t-il?
Tout d'abord nous disposons d'une heure et d'un lieu de rendez-vous: en général les couloirs de la maternité que nous arppentons frénétiquement à la recherche de gens en blouse semblant chercher des étudiants. Ensuite nos maîtres partent trouver une patiente voulant bien de nous. C'est là qu'on sait où nous seront évalués: consulations, service (la salle de naissance on évite, les femmes y ont mieux à faire).
Une fois le cadre posé on donne donne le dossier médical de notre gentille patiente inconnue pendant 20 minutes. On devra y extraire la substantifique moelle pour pouvoir le présenter de manière très détaillée. C'est là qu'en suites de couches avec: le déroulement de la grossesse, de l'accouchement et du séjour à raconter, on est content. Ensuite on va voir la patiente et on effectue l'examen: une consulation prénatale, un examen clinique de suites de couches...
Puis, on nous offre gracieusement quelques minutes pour intégrer à notre présentation de dossier le résultat de notre examen.
Enfin, on présente le dossier en concluant sur un diagnostic puis un pronostic sans oublier les différentes choses à faire à plus ou moins long terme.
Après on rentre dans notre zouli vestiaire et on est content car c'est fini!
par schiz
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Travail
En règle générale j'évite d'haïr les gens. Haïr demande une énergie importante qui se révèle finalement se perdre dans les méandres de nos synapses abyssales. Il est préférable de jouer
l'indifférence. Ainsi à l'auxi relou qui souffle parce que ça fait quelques heures que je suis là et je ne connais pas par coeur la disposition de la salle d'accouchement je ne dirais rien, je ne
hais point...ce qui ne m'empêchera pas de saluer gentillement les autres gens qui me disent bonjour avec sympathie puis elle, par simple politesse et si elle est un peu observatrice elle remarquera
alors que ses petites manifestations de mauvaise humeur me gonflent, poliement :o).De même le gynéco, que dis-je, le monarque de l'empire obstétrical, sérieux, froid, surpris lorsqu'il voit sur un dossier qu'une sf libérale ose suivre une grossesse et qui éteind la radio jouant Cyndi Lauper tout bas, je ne le hais point. A la limite, sa hargne radiophonique me ferait presque rire.
Lorsqu'il s'agit de moi je me trouve dans une situation plus tendue. Globalement, je ne me hais pas, mais ponctuellement, sur des situations où je fais des erreurs importantes je ne peux pas m'être indifférente. J'ai ainsi en déjà 2 ans de vie hospitaliière un petit bagage d'erreurs qui me font ch***. Rien de dramatique mais bon, jamais agréable d'être iatrogène en même temps si je savais tout faire parfaitement j'enlèverais le "e" de esf hein. Point positif, une fois qu'on voit le mauvais résultat d'une pratique on'a pas envie de la refaire quoiqu'en dise la sf derrière nous.
Petit exemple pratique, une fois une sf m'a presque engueulé parce que je voulais retenir la tête de bébé avec toute ma main alors qu'elle était au "petit couronnement" (pour donner une idée on voit sa tête dans un diamètre de 3-4cm environ), ok, j'ai rien fait, tout c'est bien passé. Une autre fois une autre sf m'a dit "piioouf t'as le temps retiens avec 3 doigts", tout s'est bien passé. Une autre fois une autre sf ne me dit rien, j'avais en tête toutes les sf qui me disaient de ne pas retenir avec toute la main mais on ne sait (enfin "je ne sais") jamais vraiment ce qui peut se passer et quand la madame pousse vraiment fort on n'a pas vraiment de stade "ouai sympa je controle avec un doigt" puis "oui sympa j'ai le temps de placer tranquilou toute la main" et du coup on est surpris par la tête qui arrive un peu trop vite pour le périnée. D'où une déchirure, d'où une sf qui me fait "ouai ben on ne retient pas une tête avec les doigts meuh avec la main" (et en fait elle a raison, on n'a pas vraiment de force face à une maman qui pousse si on utilise pas la main et le biceps) .
Alors tant pis si je me fais engueuler de pas retenir juste avec la force du petit doigt mais voilà quoi. Je me doute bien que ça doit dépendre des situations et qu'une primi sous péri a moins de chance de sortir le bébé super vite qu'une 4ème sans analgésie mais tant que je n'aurais pas 2468434643 accouchements derrière moi il vaut mieux dans un premier temps faire avec une technique "safe" à tous les coups kit à ce que la sf me dise plus ou moins fermement "naaaaaaaaaaaaaaaaaaan fais pas comme caaaaaaaaaa" auquel cas j'ajusterai.
Ainsi, certaines situations échaudent un peu la frêle esf que je suis, comme la fracture de l'humérus sur un Couderc approximatif que j'ai vu un jour. Le Couderc est une manoeuvre qui consiste, un fois la tête sortie, à dégager le bras anérieur du bébé pour facilité la sortie de l'épaule antérieure. Au CHU on nous le fait faire plus ou moins en systématique pour nous apprendre à bien l'exécuter et ainsi éviter une fracture de l'humérus qui survient lorsqu'on crochette le bras au lieu de l'accompagner. Le risque de fracture je l'avais en tête à chaque fois que je le faisais alors bon je m'appliquais hein, mais une fois qu'on a vu en vrai le résultat si c'est pas nickel, ça jette un froid. (je précise pour ceux qui en douteraient à ce stade que non, je ne suis pas la personne du Couderc malheureux, qui d'ailleurs à était fait car les épaules avaient du mal à sortir). Du coup les Couderc systématiques je les faisais que si on me le demandait parce que j'avais ce risque bien en tête et si je devais casser un humérus je ne serais vraiment pas fière. Ceci dit, c'est important de savoir faire les choses quand tout va bien, parce ce n'est pas lorsque les épaules sont bien coincées et qu'on aurait besoin d'un peu d'espace en plus qu'on va apprendre sereinement à manoeuvrer. Or, c'est justement lorsqu'on n'est plus "serein", qu'on s'énerve, qu'on fait des conneries.
Pour finir et pour illustrer que je ne hais point voici donc un texte écrit dans le cadre de fulgures prônant l'amour Universel (^_^)' MUAHAHAHAHAHAH! D'ailleurs l'erreur, assumée, de ce texte est que ne pas avoir envie d'aimer et haïr sont deux choses différentes. On a donc un bel exemple de narrateur hypocrite:
Tu me regardes les yeux harassés
Je m’amuse d’avoir si peu envie
De t’aimer.
Et tu peux bien réparer la clôture
Vidanger la voiture
Voler Excalibur
J’ai toujours l’envie de te mettre ici,
Aux ordures.
A l’ouïe de tes cris
J’aurais presque envie
D’éventrer la beine
Moi-même.
Pardon mon ennemi
Si je te mets en peine :
Mais « Je te hais »
Et tu peux sortir ton gun
La jouer amant fashion
Appuyer même pour de vrai
Je te hais.
Tes plans minutieusement réfléchis
Ne me donnent pas plus envie
De t’aimer.
Pardon mon ennemi
Admire la réalité
Je te hais.
Je m'amuse d'avoir si peu envie
De t'aimer.
par schiz
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