Dans le monde impitoyable de la maternité on se confronte parfois à des gens ayant une idée bien précise de LA façon de faire prenant les patientes pour de
gentils toutous faisant le beau. Qu'on soit blasé par son métier et qu'on ai pas envie de se faire chier ok...la pré-retraite est alors magique. Mais sans arrêt essayer de gratouiller des
ptits trucs pour moins en faire dans le genre oh t'es sure de vouloir aspirer le ptit de la césa? (quand on nait par césarienne il n'y a pas eu le passage dans le bassin pour chasser un
peu toute la flotte du thorax) parce qu'on ne veut pas devoir changer le tuyau d'aspiration piooouf. Je lui change moi son aspi, c'pas un pb ^_^'.Idem, engueuler une mère parce qu'elle ne veut pas les étriers dans cette position en lui disant ah oui mais on ne peut que les mettre comme ça alors faudra s'y faire, très malin. Super de prendre le risque de se retrouver avec une patiente frustrée qui ne coopère pas en plein accouchement. Ne connaissant pas la table d'accouchement bionique qui me faisait face j'ose alors un les étriers c'est obligé? à la sf venant d'arriver. Et comme une sf c'est intelligent (je rigoule), elle me dit que non c'pas obligé et on s'arrange pour que la madame soit plus à l'aise. J'en profite pour remettre une couche sur les étriers qui comme vous le savez sont mes meilleurs amis (je rigoule bis): keske c'est moche! Certes pratique pour la personne en face...mais d'une laideur...
Enfin bon...j'ai parfois l'impression d'être un peu seule. Un peu seule à ne pas aimer que douze mille personnes donnent des consignes à la femme entrain d'accoucher (et on me reprochera alors de ne pas être la douze mille et unième), un peu seule d'être génée qu'au gré d'un changement d'équipe quelqu'un parte en plein accouchement et soit remplacé par sa relève, un peu seule d'être mal à l'aise lorsqu'on rentre en coup de vent ou qu'on parle de sa vie entre deux contractions.
Alors vous voyez, lorsque je croise une sf avec qui on a la même longueur d'onde, une auxi ou aide soignante qui n'essaye pas de faire sa "super auxi moi je moi je" ben c'est agréable.
Maintenant je ne dis pas que j'ai raison, c'est juste un bout de mon profil et c'est kiffant de travailler avec des gens qui ont à peu près la même vision des choses comme: ma première sf qui forcément n'a aucun défaut, Félindra et quelques autres dont je n'ai pas parlé ici.
PS: z'avez vu dans les commentaires de llythie? je me suis faite biser par Belettou. Rrrrrrrrr *frotte* *frotte*. (oui je compense le caractère non sexuel de mon article d'avant qui était censé en contenir). A ceux qui se le crieraient, je les devance, oui, i'm so pathetic :o)
PPS: pour rajouter du fun et de la jeunesse dans ce blog, je vais peut être illustrer mes prochains articles d'une image digne des plus beaux skyblog et n'ayant qu'un rapport lointain (ou aucun) avec le contenu du dit article. Skyblog ruuuules!
par schiz
A l'hôpital ce n'est pas comme à l'école, je n'aime vraiment pas les premiers jours, rien d'excitant, tout de stressant. S'il se
trouve que c'est un endroit où j'ai déjà mis les pieds, c'est un peu moins pire, mais lorsque je dois carrément changer de ville et me transformer usager de la sncf my god.
Donc voilà, aujourd'hui je vais prendre ma première garde à la maternité. 5h, je me lève et arrive tant bien que fatiguée à la gare un peu plus tard. Je brandis fièrement mon billet au visage de tous les usagers. Oui oui, je pars "travailler". Je me plante devant l'écran: oooooooooh, un "droit de retrait" (sorte de grève sans préavis). Tu m'étonnes, je ne prends jamais le train et pile le jour où je m'y décide vlà des problème de trafic. J'apprendrai plus tard à mes dépends que ce sont les jours sans perturbations qui sont anormaux.
Bon mon train est annoncé, youpi, je ne vais pas être en retard le premier jour. Je m'installe et attends qu'il parte...attends, attends, attends... Je redescends sur le quai et vois des employés de la sncf en grande discussion. Ouai bon apparament mon joli train reste en gare. Heureux hasard, je me trouve juste à côté d'un tgv partant pour Paris mais desservant la ville où je veux aller. Ni une ni deux je m'y engouffre espérant ne pas me retrouver à Tokyo, dans un hotel, par mégarde.
Arrivée à destination il faut maintenant que je trouve l'hôpital. Je déambule plan en tête et finis par me présenter aux portes de la maternité. La journée se passe... Mais voilà, n'ayant pas envie de me taper des trajets de masochiste tous les jours tout était prévu pour que je sois logé par l'hôpital. Soit, je profite d'un moment calme de la garde pour aller chercher les clefs de mon honorable demeure. Je me rends à l'administration et apprends que la seule personne sachant où se trouve les clefs, le logement etc... est en vacances (??!) et reviendra dans quelques jours. Ben zut, j'aimerais au moins savoir où c'est toussa.... Bon après quelques insistance moi et la secrétaire parvenons à trouver le nom du lieu (o joie). Un employé passe par là, nous dit qu'il sait où c'est mais qu'il ne connait pas l'adresse (c'est ballo). Il me propose de m'y emmener pour qu'on sache l'adresse (??!). Moi voulant un peu avancer dans ce bourbier et ne pas me taper les trajets tous le jours en dormant 4h/nuit gigot.Et me voilà en balade en voiture avec un zinconnu alors que je suis censée être en garde. Finalement il ne sait pas trop où c'est, on tourne dans le coin, puis il trouve. Youpi, merci (!!!). Mais maintenant je dois retourner à l'hopital hein.
De retour je remotive la secrétaire pour les clefs que je n'aurais pas le soir même mais le lendemain. Une sf ayant pitié de moi me propose même de dormir chez elle mais bon, je décide de rentrer chez moi n'abusons pas des bonnes choses hein.
Donc voilà 20h passées je me retrouve à la gare, fatiguée (encore), soupir de soulagement en voyant qu'il y a des trains pour chez moi, je prends tranquilou mon billet et alors que je croyais pouvoir enfin me mettre en mode social off un type m'accoste: Dites, excusez moi, à combien se trouve l'Angleterre?

Donc voilà, aujourd'hui je vais prendre ma première garde à la maternité. 5h, je me lève et arrive tant bien que fatiguée à la gare un peu plus tard. Je brandis fièrement mon billet au visage de tous les usagers. Oui oui, je pars "travailler". Je me plante devant l'écran: oooooooooh, un "droit de retrait" (sorte de grève sans préavis). Tu m'étonnes, je ne prends jamais le train et pile le jour où je m'y décide vlà des problème de trafic. J'apprendrai plus tard à mes dépends que ce sont les jours sans perturbations qui sont anormaux.
Bon mon train est annoncé, youpi, je ne vais pas être en retard le premier jour. Je m'installe et attends qu'il parte...attends, attends, attends... Je redescends sur le quai et vois des employés de la sncf en grande discussion. Ouai bon apparament mon joli train reste en gare. Heureux hasard, je me trouve juste à côté d'un tgv partant pour Paris mais desservant la ville où je veux aller. Ni une ni deux je m'y engouffre espérant ne pas me retrouver à Tokyo, dans un hotel, par mégarde.
Arrivée à destination il faut maintenant que je trouve l'hôpital. Je déambule plan en tête et finis par me présenter aux portes de la maternité. La journée se passe... Mais voilà, n'ayant pas envie de me taper des trajets de masochiste tous les jours tout était prévu pour que je sois logé par l'hôpital. Soit, je profite d'un moment calme de la garde pour aller chercher les clefs de mon honorable demeure. Je me rends à l'administration et apprends que la seule personne sachant où se trouve les clefs, le logement etc... est en vacances (??!) et reviendra dans quelques jours. Ben zut, j'aimerais au moins savoir où c'est toussa.... Bon après quelques insistance moi et la secrétaire parvenons à trouver le nom du lieu (o joie). Un employé passe par là, nous dit qu'il sait où c'est mais qu'il ne connait pas l'adresse (c'est ballo). Il me propose de m'y emmener pour qu'on sache l'adresse (??!). Moi voulant un peu avancer dans ce bourbier et ne pas me taper les trajets tous le jours en dormant 4h/nuit gigot.Et me voilà en balade en voiture avec un zinconnu alors que je suis censée être en garde. Finalement il ne sait pas trop où c'est, on tourne dans le coin, puis il trouve. Youpi, merci (!!!). Mais maintenant je dois retourner à l'hopital hein.
De retour je remotive la secrétaire pour les clefs que je n'aurais pas le soir même mais le lendemain. Une sf ayant pitié de moi me propose même de dormir chez elle mais bon, je décide de rentrer chez moi n'abusons pas des bonnes choses hein.
Donc voilà 20h passées je me retrouve à la gare, fatiguée (encore), soupir de soulagement en voyant qu'il y a des trains pour chez moi, je prends tranquilou mon billet et alors que je croyais pouvoir enfin me mettre en mode social off un type m'accoste: Dites, excusez moi, à combien se trouve l'Angleterre?

par schiz
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Travail
Aaaah ayé chui reviendue.
Bon, vous échappez à ma colère puisque j'ai pu m'amuser à répondre à vos pitits commentaires.
Ma der garde s'est bien passée vu que j'ai fait mon ptit truc dans mon coin (mode associal on), j'allais me renseigner sur les ptits madames que je devais examiner avant qu'elles partent, des tites consulations toussa toussa. (bon chui pas un ours quand même hein, les gens du service n'avaient pas l'air de vouloir me jeter des cailloux et quand on bosse bizarrement les autres gens son contents) Ca se confirme, j'aime bien les consultations (surtout les non programmées ou faut chercher si tout a bien été fait ^_^). Je suis également heureuse de "trouver le col" de plus en plus souvent ^_^'.
Je ne sais pas si je vais le garder toute ma vie, mais j'ai toujours tendance à m'identifier à la patiente, par exemple lorsqu'un professionel vient faire la consult d'une dame qui perd du liquide (qui pourrait être amniotique) à 15 semaines et qu'il lui raconte que la dernière qui venait pour ça à cette date a fait une fausse couche puis s'en va, j'imagine la légère terreur pouvant s'installer. En même temps j'ai peut-être tendance à trop "rassurer". Parce que pour moi tant que c'est pas sur sur sur, ça va et je préfère avoir mes réusltats en main pour vraiment dire que ça va pas tout en préparant quand même le terrrain. Mon arme, fuir dans l'explication grossière mais juste des phénomènes physio oiu patho qui peuvent se produire, comme ça on tambouille avec de l'objectivité et ce n'est pas plus mal. De toute façon et en toute ciconstance je veux au maximum préserver le calme, ça m'agace de perdre son énergie en balisant.
Sinon rien de sexuel dans ces mots mais c'est foune d'être racoleur.
Bon, vous échappez à ma colère puisque j'ai pu m'amuser à répondre à vos pitits commentaires.
Ma der garde s'est bien passée vu que j'ai fait mon ptit truc dans mon coin (mode associal on), j'allais me renseigner sur les ptits madames que je devais examiner avant qu'elles partent, des tites consulations toussa toussa. (bon chui pas un ours quand même hein, les gens du service n'avaient pas l'air de vouloir me jeter des cailloux et quand on bosse bizarrement les autres gens son contents) Ca se confirme, j'aime bien les consultations (surtout les non programmées ou faut chercher si tout a bien été fait ^_^). Je suis également heureuse de "trouver le col" de plus en plus souvent ^_^'.
Je ne sais pas si je vais le garder toute ma vie, mais j'ai toujours tendance à m'identifier à la patiente, par exemple lorsqu'un professionel vient faire la consult d'une dame qui perd du liquide (qui pourrait être amniotique) à 15 semaines et qu'il lui raconte que la dernière qui venait pour ça à cette date a fait une fausse couche puis s'en va, j'imagine la légère terreur pouvant s'installer. En même temps j'ai peut-être tendance à trop "rassurer". Parce que pour moi tant que c'est pas sur sur sur, ça va et je préfère avoir mes réusltats en main pour vraiment dire que ça va pas tout en préparant quand même le terrrain. Mon arme, fuir dans l'explication grossière mais juste des phénomènes physio oiu patho qui peuvent se produire, comme ça on tambouille avec de l'objectivité et ce n'est pas plus mal. De toute façon et en toute ciconstance je veux au maximum préserver le calme, ça m'agace de perdre son énergie en balisant.
Sinon rien de sexuel dans ces mots mais c'est foune d'être racoleur.
par schiz
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Humeur





