Les plus admirateurs d'entres vous le savent, j'ai commencé ce blog fantastique il y a 2 ans (wah c'est vieux) époque où je rentrais en PCEM1².
Il m'arrive parfois de relire les articles de cette époque (dont tous les articles essentiels sont dans la rubrique "utile" de "pee one"), de me remémorrer lorsque j'ai découvert que l'os
sphénoïde avait une tête de gremlin, la fois où j'étais déçue de mon classement tout pourri au concours blanc, la fois où
j'étais déçue de mon classement bof du premier demi-concours qui me fermait plus ou moins les portes de médecine, la fois où je me prenais la tête pour savoir ce que j'allais faire si je n'avais
pas mon concours, la fois où j'étais très surprise de me voir sur la liste de reçus.
Au final j'ai eu le choix entre dentaire, kiné et sage-femme et quoiqu'il en soit j'étais déjà très contente de ne pas devoir partir (en fac de droit?) sachant que ma candidature à l'IUP de
bioingénieurie avait été refusé (faut dire que je n'avais pas du paraître très motivée vu que j'avais le concours en tête). J'ai pris sage-femme (malgré mon horreur de l'os coxal dont je n'ai
jamais pu comprendre la sensibilité en P1) car c'est ce qui ressemblait le plus à ce que je pensais pouvoir m'interesser en médecine: consultations, clinique, diagnostic, conduite à tenir
et prescriptions (paskeu faire des ordonnances c'est trop la classe).
A ce stade là je vois déjà une partie de l'assistance qui se lève en bondissant. Non, je n'ai pas fait sage-femme paskeu "les bébés c'est trop meugnon, le rose c'est kikou lol, et l'accouchement
c'est trop magiiiiiiiiique". Et certains penseront que ça fera de moi une horriiible sage-femme maudite sur trois générations. J'en frissonne. A un moment donné faut cesser d'être neuneu
comprendre qu'on peut bien faire son boulot tout en y ayant pas rêvé depuis l'age de 3 ans. Moi j'adore ma caissière gentille qui me met carrément les courses dans des pitits sacs, j'ai
pourtant des doutes sur sa supposée vocation néonatale. Et d'ailleurs, ce n'est pas parce qu'on a la "vocation" qu'on fera par la suite un bon professionel...
Il y a aussi les gens de mauvaise fois qui ont les nerfs et se croient plus méritants que d'autres paskeu eux ils en rêvaient gosse mais ne sont pas assez bien
classés (ouh la je suis méchante). Seulement voilà, c'est un concours, ils le savaient au départ. Moi si j'avais été lilloise je serais sans doute en DCEM1 maintenant...
Seulement moi je me fout d'avoir été à une grosse vingtaine de places du dernier pris en médecine. J'ai la chance de pouvoir faire ce qui m'aurait (peut être) plus en médecine avec des personnes
qui ne sont pas censées être malades et mourir dans d'atroces souffrances. Même si vous m'entenderez rarement qualifier un accouchement de moment "magique", parce que la magie n'a rien à voir là
dedans et que bon même si pour la maman ça doit l'être, la chose n'est pas extraoardinaire dans le règne animal, ce n'est pas pour autant que je ne peste pas si le tout prend des airs de
boucherie. Et lorsque je vois le bébé passer de l'état "je bulle dans mon eau" à "j'ouvre pour la première fois les yeux et je rosis" je laisse émettre un wah intérieur. Mais bon, au final les
enfants qui naissent de nos jours ne sont pas franchement gâtés par leurs prédecesseurs, c'est sans doute ça qui m'empêche de trouver la naissance totalement magique et trop bôooooo (comme Bill
de Tokio Hotel). J'essaie cependant d'oublier cette réalité durant le séjour des familles à la maternité parce que les nouveaux-nés ont droit à leur chance et au bénéfice du doute.
Pour moi le séjour à la mater doit quand même permettre à la maman de se reposer avant le retour à la maison et recevoir tout le monde qui débarque. C'est pourquoi lorsque je vois une dizaine de personnes dans la chambre d'une dame qui revient de sa césarienne (véridique), des gamins qui font la course en rampant dans les couloirs à la limite de frapper à toutes les portes, j'ai envie de leur dire de dégager un peu ^_^'.
En plus un enfant, c'est "sale". Comprendre que c'est un réservoir à microbes (tout comme la mamie qui traine son herpès et fait plein de bisooouuus). En tant normal ce n'est pas grave, mais ce n'est pas franchement le top pour un nouveau-né d'attraper toutes les maladies infantiles. Ca serait franchement con de mourir à ce stade là, à cause de ça, sans parler de la contamination fulgurante aux autres bébés toussa toussa. C'est pourquoi théoriquement, dans les maternités les enfants
Bien évidemment, je hais aussi les amis, les oncles, les tantes, les cousins, qui viennent à la maternité comme au ciné à qui ca ne viendraient pas à l'esprit de sortir d'eux-même et d'arrêter de parler bruyamment lorsqu'on essaye de faire téter le bébé. Je hais aussi les mamans qui posent des questions et lorsque leur téléphone sonne répondent et entamment leur conversation (la prochaine fois je devrais quitter la chambre tiens).
L'impolitesse en général m'insupporte, sans doute parce que moi je me permettrais pas le quart de ce qu'on voit parfois dans le monde merveilleux de la maternité :o]
PS: raaah c'est comme les gens qui laissent l'appareil à dextro sans bandelette, ou le thermomètre sans embout, j'ai horreeeuuuur de ça.
Pas du toooouuut
En ce moment certains péhuns regardent fébrilement leurs résultats en calculant combien de places il gagneraient en posant une bombe dans la BU. Certains esf passent l'épreuve clinique du DE et moi, je prie pour que la connaissance et le savoir faire viennent automatiquement à moi. J'ai une éval dans pas longtemps, les partiels dans quelques semaines, un sujet de mémoire à trouver, l'examen théorique de fin de phase dans 2 mois, l'examen clinique de fin de phase dans mystère-mais-bientôt et je suis un peu beaucoup in ze shit.
Bon c'est avec qui qui faut coucher? :o)))




