Quand on me dit "accouchement sans douleur" à moi, esf inculturée, je pense (à tord ou à raison peu importe) aux années 60, aux
robes à fleurs et au robots ménagers libérant "la" femme.
Quelques esf ayant pu économiser de l'argent en achetant les fringues des enfants chinois sont partis vadrouiller à Châteauroux assister au stage de prépa à la naissance de Max Ploquin. J'aurais pu y aller mais j'ai choisi d'avoir de quoi me nourrir pour les jours à venir :o).
Ceci dit, je leur ai demandé un peu ce que le monsieur disait. Ils m'ont répondu qu'en gros il racontait que la douleur n'était pas obligatoire (oui c'est vrai mais tellement peu télégénique) et qu'il ne voyait pas pourquoi un processus physiologique serait douloureux. Quand on y pense c'est relativement vrai, la douleur est un signe d'alarme...en même temps si j'ai mal dans la jungle je vais dans un coin tranquille me cacher en attendant d'aller mieux et, coup de bol, vaut mieux qu'un enfant naisse hors de portée des lions.
Selon M. Ploquin, une grande partie de la douleur viendrait de la culpabilisation (genre tu enfanteras dans la douleur...) et de la peur. Soit, mais alors pourquoi la péridurale marche? Effet placebo? La péridurale n'enlève pas la peur, certaines femmes paraissent aussi tendues à chaque contraction qu'avant la péri et lorsqu'on leur demande si elles ont toujours mal elles répondent "oh non non".
Je ne sais pas si c'est "normal" d'avoir mal pendant le travail mais il y a certainement des trucs pour mieux supporter. J'en ai appris quelques uns lors de mon stage en libéral, et puis sur le tas lorsqu'on se retrouve à suivre des femmes sans péri, sans prépa, sans conjoint, sans mot de français... Au début je me retrouverais toujours un peu con à ne pas savoir quoi dire, puis ensuite j'ai compris qu'on n'était pas obligé de parler pour communiquer et que lorsqu'une femme a très mal ses oreilles se bouchent. Maintenant j'essaie d'anticiper. Les choses que j'ai à expliquer pouvant peut être aider les femmes je les dis dès que je peux, aux urgences lorsqu'elles consultent pour contractions, lorsqu'elles n'en ont pas encore ras le bol, on se débrouille.
Ensuite, il y a toutes les positions antalgiques, les moyens établissements et femmes dépendants.
En tout cas ce stage à l'air intéressant mais pour pouvoir appliquer la méthode il faut pouvoir prendre les femmes bien amont et les orienter dans une structure assurant le relais. Le pauvre petit esf ne pourra sans doute pas appliquer grand chose à son niveau.
Quelques esf ayant pu économiser de l'argent en achetant les fringues des enfants chinois sont partis vadrouiller à Châteauroux assister au stage de prépa à la naissance de Max Ploquin. J'aurais pu y aller mais j'ai choisi d'avoir de quoi me nourrir pour les jours à venir :o).
Ceci dit, je leur ai demandé un peu ce que le monsieur disait. Ils m'ont répondu qu'en gros il racontait que la douleur n'était pas obligatoire (oui c'est vrai mais tellement peu télégénique) et qu'il ne voyait pas pourquoi un processus physiologique serait douloureux. Quand on y pense c'est relativement vrai, la douleur est un signe d'alarme...en même temps si j'ai mal dans la jungle je vais dans un coin tranquille me cacher en attendant d'aller mieux et, coup de bol, vaut mieux qu'un enfant naisse hors de portée des lions.
Selon M. Ploquin, une grande partie de la douleur viendrait de la culpabilisation (genre tu enfanteras dans la douleur...) et de la peur. Soit, mais alors pourquoi la péridurale marche? Effet placebo? La péridurale n'enlève pas la peur, certaines femmes paraissent aussi tendues à chaque contraction qu'avant la péri et lorsqu'on leur demande si elles ont toujours mal elles répondent "oh non non".
Je ne sais pas si c'est "normal" d'avoir mal pendant le travail mais il y a certainement des trucs pour mieux supporter. J'en ai appris quelques uns lors de mon stage en libéral, et puis sur le tas lorsqu'on se retrouve à suivre des femmes sans péri, sans prépa, sans conjoint, sans mot de français... Au début je me retrouverais toujours un peu con à ne pas savoir quoi dire, puis ensuite j'ai compris qu'on n'était pas obligé de parler pour communiquer et que lorsqu'une femme a très mal ses oreilles se bouchent. Maintenant j'essaie d'anticiper. Les choses que j'ai à expliquer pouvant peut être aider les femmes je les dis dès que je peux, aux urgences lorsqu'elles consultent pour contractions, lorsqu'elles n'en ont pas encore ras le bol, on se débrouille.
Ensuite, il y a toutes les positions antalgiques, les moyens établissements et femmes dépendants.
En tout cas ce stage à l'air intéressant mais pour pouvoir appliquer la méthode il faut pouvoir prendre les femmes bien amont et les orienter dans une structure assurant le relais. Le pauvre petit esf ne pourra sans doute pas appliquer grand chose à son niveau.
par schiz
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Petit
article cru pour changer. Je vais parler du TV pour Toucher Vaginal (et non la boite à publicité).En France on est censé en faire un lors de la consultation mensuelle de suivi de grossesse. Dans d'autres pays (Angleterre par exemple) on s'en passe et on en fait sur signes d'appel. Personellement, s'il n'y a pas de contractions, de perte de liquide etc... je ne vois pas pourquoi on trouverait un col modifié d'une consultation sur l'autre (mais mes petites pensées ne valent pas grand chose hehe). Par contre il n'y a pas nul intérêt à faire un TV en début de grossesse pour voir de quoi on part. En effet, chez les femmes ayant déjà accouchées, le col est souvent un peu ouvert, du coup, si un jour elles consultent pour contractions ou autre et qu'on trouve le col ouvert on peut savoir s'il était déjà comme ça ou non. C'est ce qui m'est arrivée avec une patiente anglaise (oh oh oh) qui n'avait jamais eu aucun TV lors de sa grossesse et la vlà qu'elle consulte pour contraction. Col ouvert...mais peut être était-il déjà ainsi...au final elle était en début de travail et heureusement il y a d'autres choses qui permettent de le deviner comme l'enregistrement des contractions et la longueur du col ^_^.
Détail plus "technique", un TV c'pas agréable et je crois que le doigtier en plastique a une part de responsabilité. Moi par exemple, je n'ai pas des doigts énormes, du coup le doigtier rebique et se "froisse" ce qui fait des arrêtes un peu pas top. Certaines personnes mettent du savon pour lubrifier seulement la femme ne va pas prendre une douche après et laisser macérer du savon, on obtient une jolie irritation (je rime). D'autres mettent de l'eau...mais j'ai pas vraiment dans l'idée que l'eau ça lubrifie, un gel aqueux oui...mais essayez de faire coulisser deux trucs avec de l'eau, c'pas top. Pi honnêtement, destériliser le doigtier avec la plomberie ça me gêne. Bon certes si le col est fermé, les membranes intactes, ce n'est ptete pas très grave, mais on n'est pas censé savoir qu'on est dans cette situation avant de faire le TV. L'idéal pour moi: les tites dosettes de gel écho stérile qui servent pour les gestes invasif genre amniocentèse...seulement j'imagine que ça doit être cher alors je n'utilise pas. Je pourrais me rabattre sur du gel écho non stérile lors des consultations....mais ce flacon ouvert depuis on ne sait quand toussa toussa :/. M'enfin, on l'utilise bien pour les échographies du col.
Donc voilà, le TV n'est pas un acte complètement anodin et en général je n'aime pas sauter sur les patientes pour le faire. D'abord on discute, s'il y a un monitoring à faire (dans le cas où elle vient pour des cotnractions par exemple) je le commence tranquilou, je vois si 'ça contracte', pi ensuite je TVotte. Maintenant c'est à adapter en fonction de la situation. Enfin, même si c'est une patiente que je suis depuis quelques heures en salle de travail, je demande toujours la permission parce qu'après tout je n'ai pas une tranche de rumsteack devant moi et même si implicitement "la chose" est plus ou moins autorisée c'est quand même bien que le patiente parfois complètement happée par tout l'engrenage ai, même légrement, la sensation qu'on la prend en compte (et d'ailleurs elle a parfaitement le droit de refuser).
par schiz
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Des fois je suis
méchante avec les professionels de santé, bouh punissez moi. Pour rétablir l'équilibre, j'annonce ici que des fois ce sont les patients qui abusent! Je passe ceux qui restent 10 minutes au
téléphone alors qu'on est dans la chambre et qu'on a demandé poliement s'ils pouvaient raccrocher (je devrais direct me casser et revenir pile au moment du repas gnack gnack). Ceux qui regardent
passionément Derrick alors qu'on essaye de les informer sur l'après hospitalisation (ouai bon, ils regarderont Derrick à la maison).Pi ya ceux qui ont confondu Hôpital et Hotel et nous prennent pour le room service. J'ai en tête une patiente qui devait sortir de la maternité dans pas longtemps à qui je devais faire les ordonnances, l'informer des visites médicales à passer etc etc... Moi j'étais au bloc et je profite d'un moment calme (la dernière accouchée venait de retrouver sa chambre) pour passer la voir. Bien sûr elle est au téléphone. Je lui dis que je repasse dans 2 minutes (j'avais oublié son dossier ça tombe bien huhu). Je reviens, bon toujours au téléphone, le respect ça change l'école. Je m'avance et là elle me sort une phrase magnifique: Vous ne pouvez pas passer plus tard, je vous appellerai lorsque je serai disponible. C'est bien connu, je passe mon temps sur ma chaise à boire l'apéro en attendant que mes rares patientes m'appellent lorsqu'elles ont fini de regarder la rediff de Beverly Hills, de téléphoner à tout leur répertoire et déballer leur pochette publicitaire. Je lui réponds alors qu'un peu plus tard je ne serais par forcément disponible que là j'ai un peu de temps alors j'en profite pour passer la voir et que si toutes les patientes faisaient pareil on ne s'en sortirait plus. Elle me répond alors un ah ouiiiiiiiii c'est vrai lumineux, annonce à son interlocuteur qu'elle va racrocher, joint le geste à la parole quelques minutes plus tard (ahempf) et j'ai pu faire son examen de sortie.
MUAHAHAHAHAH!
par schiz
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